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À Découvrir :
SALAMIN-AMAR, Émilie – Faiseurs de rêves

Donneuse de voix : Esperiidae | Durée : 10h | Genre : Nouvelles


Faiseurs de rêves

Née le 29 février 1948 à Paris, française d’origine, suissesse par le mariage et de cœur, Émilie Salamin-Amar réside maintenant en Suisse depuis 35 ans.

Papiers de soi, encre d’ailleurs est un recueil de 26 textes courts, une mélange de petits sketchs, de récits philosophiques et d’histoires drôles, publié aux éditions Planète Lilou.

L’esprit badin, Émilie Salamin-Amar s’est amusée à décliner l’alphabet avec la première lettre des 26 titres qui composent son recueil.
Je vous propose d’écouter la sixième lettre, « F » comme « Faiseur de rêve », un témoignage de gratitude envers la gente masculine, au parfum un tantinet provocateur…

Je remercie infiniment Émilie Salamin-Amar qui a consenti avec amabilité et générosité à la publication de quelques-uns des textes de son recueil Papiers de soi.

Faiseurs de rêves.

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À Découvrir :
HOMMAGE à Milunisu

Donneur de voix : Milunisu | Durée : -h –min | Genre : Nouvelles


Coucher de soleil

C’est avec une vive émotion que nous venons d’apprendre la disparition de notre ami Milunisu. Nous partageons la douleur de sa famille et vous proposons de lui rendre hommage en retrouvant les magnifiques livres audio qu’il a eu la générosité d’enregistrer pour nous.

- BUCHAN, John – Les Trente-Neuf Marches
- ITARD, Jean – Rapports sur L’enfant sauvage de l’Aveyron
- MAUPASSANT, Guy (de) – Deux Contes cruels
- MAUPASSANT, Guy (de) – Les Dimanches d’un bourgeois de Paris
- MAUPASSANT, Guy (de) – Le Gâteau
- MAUPASSANT, Guy (de) – La Farce
- MAUPASSANT, Guy (de) – La Femme de Paul
- MAUPASSANT, Guy (de) – L’Inutile Beauté
- MAUPASSANT, Guy (de) – Mademoiselle Perle
- MAUPASSANT, Guy (de) – La Nuit
- MAUPASSANT, Guy (de) – Les Tombales
- MAUPASSANT, Guy (de) – Sur l’eau
- MAUPASSANT, Guy (de) – Sur l’eau (Journal de bord)
MIRBEAU, Octave – Agronomie
MIRBEAU, Octave – Les Bouches inutiles
- MIRBEAU, Octave – Un homme sensible
MIRBEAU, Octave – La Mort du père Dugué

Participations :

- BALZAC, Honoré (de) – Mémoires de deux jeunes mariées
DICKENS, Charles – Contes
- MOLIÈRE – L’Avare
- SÉGUR, Comtesse (de) – François le Bossu
- SÉGUR, Comtesse (de) – Le Mauvais Génie
- SÉGUR, Comtesse (de) – Quel amour d’enfant !


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WILDE, Oscar – L’Anniversaire de l’Infante

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Contes


L'Anniversaire de l'Infante

Une maison de grenades, contes d’Oscar Wilde, comprend quatre histoires Le Jeune Roi, L’Enfant étoile, Le Pêcheur et son âme, et L’Anniversaire de l’Infante que voici qui montre qu’une fille de Roi n’a pas la même sensibilité qu’un nain disgracieux né dans la forêt.

Écoutez le jugement des fleurs et des oiseaux…

« Mais les Oiseaux éprouvaient un je ne sais quoi en la faveur du petit Nain. Ils l’avaient vu maintes fois dans la forêt, dansant comme un elfe, à la poursuite des feuilles chassées en tourbillon, ou bien recroquevillé dans le creux d’un vieux chêne, et partageant ses noisettes avec les écureuils. Et qu’il fût laid, voilà qui leur était bien égal ! »

Traduction : Albert Savine (1859-1927).

Illustration : L’Anniversaire de l’Infante, par C. Le Breton (1924).

L’Anniversaire de l’Infante.

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SAINTE-BEUVE, Charles Augustin – Portraits littéraires : Molière

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 2h 4min | Genre : Essais


Molière

Portrait critique et littéraire de Molière par Sainte-Beuve.

Extrait : « Molière est du siècle où il a vécu, par la peinture de certains travers particuliers et dans l’emploi des costumes, mais il est plutôt encore de tous les temps, il est l’homme de la nature humaine. Rien ne vaut mieux, pour se donner dès l’abord la mesure de son génie, que de voir avec quelle facilité il se rattache à son siècle, et comment il s’en détache aussi ; combien il s’y adapte exactement, et combien il en ressort avec grandeur. Les hommes illustres ses contemporains, Despréaux, Racine, Bossuet, Pascal, sont bien plus spécialement les hommes de leur temps, du siècle de Louis XIV, que Molière. Leur génie (je parle même des plus vastes) est marqué à un coin particulier qui tient du moment où ils sont venus, et qui eût été probablement bien autre en d’autres temps. Que serait Bossuet aujourd’hui ? qu’écrirait Pascal ? Racine et Despréaux accompagnent à merveille le règne de Louis XIV dans toute sa partie jeune, brillante, galante, victorieuse ou sensée. Bossuet domine ce règne à l’apogée, avant la bigoterie extrême, et dans la période déjà hautement religieuse. Molière, qu’aurait opprimé, je le crois, cette autorité religieuse de plus en plus dominante, et qui mourut à propos pour y échapper, Molière, qui appartient comme Boileau et Racine (bien que plus âgé qu’eux), à la première époque, en est pourtant beaucoup plus indépendant, en même temps qu’il l’a peinte au naturel plus que personne. Il ajoute à l’éclat de cette forme majestueuse du grand siècle; il n’en est ni marqué, ni particularisé, ni rétréci; il s’y proportionne, il ne s’y enferme pas. »

Portraits littéraires : Molière.

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BAILLON, André – Funérailles – Le Crime d’une foule – Après la fête

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 28min | Genre : Nouvelles


Félix Vallotton - La Foule à Paris (1892)

L’auteur belge d’expression française, mais qui se disait de pensée flamande André Baillon (1875-1932), non conformiste, vivait pour écrire plutôt que l’inverse. Toujours tourmenté, entre lucidité et folie (voir le billet sur Délires), entre malheur et souffrance, il sera animé constamment du désir de mourir.
Un de ses romans les plus connus est Histoire d’une Marie (1921) et il a publié plusieurs nouvelles très souvent parsemées d’éléments biographiques.

Funérailles
« Son corps avait été une auberge de tortures ; un mal impitoyable le rongeait ; mais cette ruine si rapide nous stupéfia comme ces coups de foudre qui éclatent on ne sait pourquoi dans un ciel sans nuage. Que de fois, malade la veille, il était venu le lendemain s’asseoir au milieu de nous, la face un peu plus blême et les regards plus brillants. »

Le Crime d’une foule
On s’attend à une collision de trains : « La gare était proche où le désastre était annoncé ; les premiers venus s’écrasèrent contre la clôture en claire-voie, comprimés par les autres dont la masse grandissait sur la place et semblait monter comme l’océan. Les cous se tendirent, les yeux se fixèrent prêts aux rouges fascinations.
Or, il advint que la petite gare… »

Après la fête
Épisodes de la vie d’un « luxurieux » : « Par la fenêtre un peu de lune bleuissait les draps du lit ; la jeune fille respirait d’un souffle égal, avec innocence. Venpin se rua sur elle avec toute l’ardeur de son désir comprimé et des si aphrodisiaques émanations de ses ferrailles. »

Nous ne sommes pas loin des Chants de Maldoror.

Illustration : Félix Vallotton, La Foule à Paris (1892).

> Écouter un extrait : Funérailles.

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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Œuvre intégrale)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 17h 6min | Genre : Histoire


Auguste Rodin - Victor Hugo

Histoire d’un crime. Déposition d’un témoin nous plonge dans les journées du coup d’état du 2 décembre 1851.
« Ce livre est plus qu’actuel ; il est urgent. Je le publie.
Paris, 1 octobre 1877.
V.H. »

Ce texte se présente en cinq parties :

- Première Journée : Le Guet-apens,
- Deuxième Journée : La Lutte,
- Troisième Journée : Le Massacre,
- Quatrième Journée : La Victoire,
- Conclusion : La Chute.

Victor Hugo, de sa plume alerte, précise, vigoureuse, nous fait vivre « en direct » ces heures très sombres de l’Histoire de France.
Il nous offre son regard, ses pensées et ses opinions politiques.
C’est captivant, douloureux, humain.
Des personnalités connues, ou non, de ces moments particuliers, historiques, sont évoquées avec amitié, tendresse, humour ou froide ironie.
Le talent littéraire de Victor Hugo est éblouissant, d’une puissance d’évocation magnifique.
L’Histoire se déroule sous nos yeux.
Les hautes réflexions et le recul de l’auteur nous ouvrent de profondes méditations.

Le texte pamphlétaire Napoléon le petit complète les opinions de l’auteur.

Illustration : Victor Hugo, par Auguste Rodin.

Licence Creative Commons



> Références musicales :

César Franck, Symphonie en D Minor, 1888, I, lento allegro non troppo, interprétée par l’Orchestra Chicago Symphony Orchestra, dirigé par Pierre Monteux (1961, domaine public).


> Consulter la version texte de ce livre audio.
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HUGO, Victor – Histoire d’un crime (Quatrième Journée – Conclusion)

Donneuse de voix : Christiane-Jehanne | Durée : 5h 2min | Genre : Histoire


Denis Dussoubs

Ce texte écrit en 1851 sur la prise de pouvoir par Napoléon III paraît en 1877, au retour d’exil forcé de Victor Hugo.
Il retrace les quatre journées de décembre 1851, et fait revivre des personnages de ces heures sombres.

Nous arrivons à la Quatrième Journée, intitulée La Victoire.

Extraits :
« Les Faits de la nuit. La rue Tiquetonne

Comme Mathieu (de la Drôme) venait de nous dire cette parole : – Vous êtes chez le roi Bomba, Charles Gambon entra. Il se laissa tomber sur une chaise et murmura : C’est horrible. Bancel le suivait. – Nous en venons, dit Bancel. Gambon avait pu s’abriter dans l’embrasure d’une porte. Rien que devant Barbedienne il avait compté trente-sept cadavres. Mais qu’est-ce que cela signifiait ? Dans quel but ce monstrueux meurtre au hasard ? On ne comprenait pas. C’était une énigme dans un massacre.
Nous étions dans l’antre du sphinx.
[...]
- Citoyens de l’armée ! écoutez-moi.
Le silence redoubla.
Il (Denis Dussoubs) reprit :
- Qu’est-ce que vous venez faire ici ? Vous et nous, nous tous qui sommes dans cette rue, à cette heure, le fusil ou le sabre en main, qu’est-ce que nous allons faire ? Nous entre-tuer ! Nous entre-tuer, citoyens ! Pourquoi ? Parce qu’on jette entre nous un malentendu ! Parce que nous obéissons, vous, à votre discipline, et nous, à notre droit ! Vous croyez exécuter votre consigne ; nous savons, nous, que nous faisons notre devoir. Oui, c’est le suffrage universel, c’est le droit de la République, c’est notre droit que nous défendons, et notre droit, soldats, c’est le vôtre ! L’armée est peuple, comme le peuple est armée…
On l’écoutait avec anxiété. »

Ce texte est suivi d’une cinquième partie, la conclusion : pages magistrales sur la défaite de Sedan, 1er septembre 1871.
« Conclusion
La chute
I. Je revenais de mon quatrième exil (un exil belge, peu de chose). C’était dans les derniers jours de septembre 1871. Je rentrais en France par la frontière du Luxembourg. Je m’étais endormi dans le wagon. Tout à coup la secousse d’arrêt me réveilla. J’ouvris les yeux.
[...]
X. […] Tel est le privilège de cette France ; elle est à la fois solaire et étoilée ; elle a dans son ciel autant d’aube que l’orient et autant d’astres que le septentrion. Quelquefois c’est dans les ténèbres que sa lueur se lève … ».

Victor Hugo prolonge sa réflexion dans le livre pamphlétaire Napoléon le petit.

Illustration : Auguste-Hippolyte Collard, Portrait de Denis Dussoubs (1851).

Accéder à l’œuvre intégrale.

Licence Creative Commons

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VARLET, Théo – Le Dernier Satyre

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 32min | Genre : Mythologie


Jacob Jordaens - Satyre jouant de la flûte

Théo Varlet (1878-1938), traducteur sur notre site de Stevenson fut aussi poète et romancier.

À retenir de lui : il a parcouru, visité ou habité la Hollande, le Rhin, la Suisse, l’Angleterre, les côtes nord et ouest et le Midi de la France, l’Italie, la Sicile, la Grèce, le Proche-Orient, Buda-Pest et Constantinople, le Danemark, la Sicile, la Provence et la Tunisie.
De 1920 à 1934, il a publié 10 volumes de vers, 15 volumes de prose, 35 traductions de l’anglais.
Les critiques rapprochent Théo Varlet de Blaise Cendrars et de Jules Supervielle, comme précurseur de l’ère du cosmique.

Dans la nouvelle Le Dernier Satyre il rencontre (en lisant Théocrite, en Sicile !) son héros qu’il décrit avec un grand art :

« Une vieillesse, une caducité millénaires écrasaient ce survivant de la race semi-divine dont les marbres de nos musées commémorent l’alerte et pétulante jeunesse : de ses maigres cuisses de bouc, un abondant poil roux avait envahi son torse, ses bras trop longs ; une crinière grise, d’où pointaient des cornes ébréchées et des oreilles cicatrisées, pendaient en mèches sur sa face camuse dont une bestiale dégénérescence empâtait le caractère jadis anthropoïde ; et dans les yeux atones aux pupilles horizontales vaguait une confuse tristesse, l’impuissante horreur de sentir s’user, aux veines immortelles, les gouttes restantes de son antique divinité. »

Illustration : Jacob Jordaens, Satyre jouant de la flûte (1620).

Le Dernier Satyre.

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SUE, Eugène – Les Sept Péchés capitaux (L’Orgueil : Tome 01)

Donneur de voix : DanielLuttringer | Durée : 9h 15min | Genre : Romans


L'Orgueil

Eugène Sue, né le 26 janvier 1804 à Paris et mort en exil le 3 août 1857 à Annecy (Haute-Savoie), est un écrivain français, principalement connu pour deux de ses romans-feuilletons à caractère social : Les Mystères de Paris (1842-1843) et Le Juif errant (1844-1845). Les Sept Péchés Capitaux sont parus entre 1847 et 1852.

« - Que voulez-vous, monsieur ? Je ne trouverais à me placer ainsi que chez une personne d’une condition aussi modeste que la mienne… et malgré moi… je suis tellement sensible à certains défauts d’éducation et de manières, que j’aurais trop à souffrir en maintes occasions… Cela est puéril… ridicule… je le sais, car le manque d’usage n’ôte rien à la droiture, à la bonté de la plupart des personnes de la classe à laquelle j’appartiens, et dont mon éducation m’a fait momentanément sortir ; mais il est pour moi des répugnances invincibles, et je préfère vivre seule… malgré les inconvénients de cet isolement, et puis enfin je contracterais presque une obligation envers la personne qui me recevrait chez elle… et je craindrais que l’on ne me le fît trop sentir.
- Au fait, ma chère enfant, tout, ceci est très conséquent, — dit le bossu après un moment de réflexion ; — vous ne pouvez penser ou agir autrement, avec votre fierté naturelle… et cet orgueil, qu’en vous j’aime avant toute chose a été, j’en suis sûr, et sera toujours votre meilleure sauvegarde… ce qui ne m’empêchera pas bien entendu, si vous le permettez, de venir de temps à autre… savoir si je peux aussi vous sauvegarder de quelque chose… »

> Écouter un extrait : Chapitre 01.

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VIDOCQ, François – Mémoires (Chapitre 17)

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 1h | Genre : Biographies


Thomas-Charles Naudet - Vue du port de Boulogne (180?)

L’essentiel de ce chapitre est consacré à montrer aux « jeunes » le danger qu’ils encourent à se laisser embrigader par des recruteurs qui ont le bagout de M. Belle-Rose.

« Jeunes gens qui m’entourez, vous n’êtes pas sans avoir entendu parler du pays de Cocagne ; c’est dans l’Inde qu’il faut aller pour le trouver, ce fortuné pays ; c’est là que l’on a de tout à gogo.
Souhaitez-vous de l’or, des perles, des diamants ? Les chemins en sont pavés ; il n’y a qu’à se baisser pour en prendre, et encore ne vous baissez pas, les Sauvages les ramassent pour vous.
Aimez-vous les femmes ? il y en a pour tous les goûts… Avez-vous la passion du vin ? c’est comme les femmes, il y en a de toutes les couleurs, du malaga, du bordeaux, du champagne, etc… Je ne vous parle pas du café, des limons, des grenades, des oranges, des ananas, et de mille fruits délicieux qui viennent là sans culture, comme dans le Paradis terrestre. [...]
Oui, messieurs, je le répète, tout cela est vrai, très vrai, excessivement vrai : la preuve, c’est que le roi de France, Sa Majesté Louis XVI, qui pourrait presque m’entendre de son palais, m’autorise à vous offrir de sa part tant de bienfaits. »

Contenu du chapitre 17 :

Le coup de Boulogne. — La rencontre. — Les recruteurs sous l’ancien régime. — M. Belle-Rose.

Illustration : Thomas-Charles Naudet, Vue du port de Boulogne (180?).

Chapitre 17.

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